HISTOIRE LOCALE

 L’histoire de la Chapelle Hermier s’écrit en fait depuis peu. La  trace la plus ancienne que l’on ait trouvé date  de 1050 et concerne le lieu dit “les Hersies”. Cette mention est une charte en latin inscrite dans las Cartulaires du Bas Poitou. On y retrouve un acte d’estimation des Hersies et de ses privilèges qui ont été donnés ou vendus par Arnolphe Hermier au prieuré d’Aizenay. Il y a un peu plus de deux siècles un bon marcheur mettait pour aller aux Sables d’Olonne ou à Challans environ 4 heures. Il en fallait 3 pour aller à Saint Gilles. Les routes n’existaient pas. Il s’agissait de chemins plus ou moins larges dont l’état variait au fil des saisons. A cette époque la population  était de 760 habitants en 1793. 506 en 1806, 863 en 1911, 686 en 1945 et 572 en 1975. Elle se situe aujourd’hui aux alentours de 1000 habitants. Le bourg formait un L à l’angle duquel s’élevait  la petite église basse. La population était répartie dans tout les autres villages de la commune. Elle était composée essentiellement d’agriculteurs. Elle comptait 3 ou 4 tisserands, 3 sabotiers, 2 charpentiers-menuisiers, 2 forgerons, 1 maréchal-ferrand et plusieurs marchands d’articles variés. Il y avait également plusieurs auberges. Dans les années 1980 il y avait encore 2 épiceries et une boulangerie.  Ce fut également à cette époque, 1793, les guerres de Vendée. Peu relatée dans les livres d’histoire scolaires, cette période fut terrible et la commune eut sa part d’histoire. Sous la révolution, la Chapelle Hermier s’appela “Josnay”. Les guerres de Vendée eurent de grands chefs, Charette, la Rochejaquelein, Bonchamps, etc. La commune eut le sien, Jean Baptiste Joly. Moins connu de tous, et le moins aimé de ses pairs certainement, il commandait le secteur au sud de la Chapelle Hermier jusqu’aux Sables d’Olonne. Il servait dans le régiment des Flandres et quitta l’armée avec le grade de sergent pour rejoindre sa terre natale à Cateau-Cambresis. En fait il suivit un châtelain du Poitou qui n’était autre que Monsieur Servanteau de la Brunière dont il fut le fermier général pendant plusieurs années et jusqu’à la mort de celui-ci. Ce qui l’obligea à venir dans le bourg. Il habita rue Georges Clémenceau à côté de l’ancien cimetière. Sa maison fut détruite par les colonnes infernales. Marié à Jeanne Louise, fille d’un marchand qui passait régulièrement à la Brunière il eut sept enfants. Régisseur de Jousbert de la Court pendant 6 ans, il était aussi chirurgien, doreur, tourneur et fut procureur de la commune sous la révolution avant d’être un chef Vendéen. Il participa à plusieurs batailles- les Sables en Mars 93, Palluau Mai 93, Machecoul Juin 93, Luçon Août 93, Les Herbiers Décembre 93, Saint Fulgent Janvier 94, Legé Février 94, Les Clouzeaux Mars 94 et Saint Laurent Juin 94.  Il fut assassiné à Saint Laurent sur Sèvre par des hommes le prenant pour un espion bleu. Quand ils se rendirent compte de leur erreur et qu’ils avaient tué un grand chef Vendéen ils furent consternés. Jean Baptiste Joly est mort un dimanche de Juin 1794 à l’âge de soixante ans.Au numéro 10 de la rue de Lattre de Tassigny se situait “la maison d’école”. La première école de la commune et qui était mixte. Elle servait également de mairie. Composée d’un petit bureau, le conseil se réunissait dans la salle de classe. Elle a fonctionné de 1848 à 1887. Elle devint trop petite et une nouvelle école fut construite. Les filles restèrent jusqu’en 1914 ici avant d’aller à leur tour dans la nouvelle école (Aimé Césaire aujourd’hui). La petite pièce qui est à l’angle servit longtemps de mairie avant de déménager dans le bâtiment actuel. La bibliothèque s’y installa ensuite avant de déménager à coté de l’ancienne boulangerie.

Sources: Alain Perrocheau, Gilbert Apart, Albert Foucaud.